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Pli aux Presses



Pli inaugure une collection
au sein des Presses du réel - Al Dante

Voici les deux premiers livres :







vous pouvez les commander sur le site de l'éditeur

ou

en nous écrivant ( nous avons quelques exemplaires ) 
si vous souhaitez nous soutenir. 


Collection dirigée par Justin Delareux et Jean-Marie Gleize
avec le soutien de Laurent Cauwet.

Dessin des livres : Justin Delareux
Relectures et mises en pages : atelier AD


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PLI numéro 9 : parution !


P L I
numéro 9
juin 2018 

courte documentation en images 
 
 


















 





 
 
Avec

Maxime Actis, Gérard Berréby,
Romain Candusso, Pierre Chopinaud, 

Joachim Clémence, R. E. Dionysiou, Gustave Doré, 
Dante Fiasco, Liliane Giraudon, Jean-Marie Gleize,
Cellule Urbanisme Insurrectionnel, Eric Houser, 

Emmanuèle Jawad, Marine Julié, Julie Knaebel, 
LL de Mars, Jean-Luc Parant,  Charles Pennequin, 
Nathalie Quintane, Laurent Santi,
Pierre Vinclair, Nicolas Zurstrassen


 
format 15x21cm
134 pages + un faux en écriture
10e (+ 4e de frais port par la poste)


Commandes  ici :
https://encres.bigcartel.com/product/revue-pli-numero-9
 
ou 

en écrivant à :
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justin.delareux(at)gmail.com
 ( adresse postale sur demande )

 première salve postale : 04 juillet 2018
 
 

PLI numéro 9










Sommaire du nouveau numéro de la revue PLI projectile littérale

parution fin juin / début juillet 2018

commandes à cette adresse :

 10e +4e de frais de port

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Pli 8 (articles)



écrit par Claro :

PLI — et le miracle Chopinaud 

Non, ce titre n'est pas l'indication d'une formule d'origami, mais le titre et le numéro d'une revue, Pli. Son nom évoque tour à tour Michaux, Deleuze, Boulez, libre à chacun d'y reconnaître son pli. Eh bien sachez que ce numéro est assez impressionnant. Il débute par un texte de Véronique Bergen, qui laisse à Gaïa le soin de régler ses comptes, une déesse qui "vomit les justiciers qui veulent la mettre au ban de l'humanité". Il y a des textes de Luc Bénazet, en bilingue, avec une traduction de Deborah Lennie, qui nous laisse entrevoir ce que peut signifier traduire l'absence, le contracté, le manquant, belle leçon d'anti-univers. Jean-Christophe Pagès se livre au jeu du copié-collé à partir d'infos en ligne, exercice un peu facile qui donne toujours de chouettes résultats, puisque juxtaposer des énoncés ordinaires finit par produire de l'incongru. Jean-Marie Gleize, dans un long texte intitulé Légender?, se penche sur la "problématique du documental" et son travail sur l'image-texte. On trouvera également un cahier spécial "poésie anglophone", qui vous permettra de découvrir des textes entre autres de Rob Halpern, Jonty Tiplady, etc. Une nouvelle en cases dessine par L. L. de Mars (Torse)… 
Mais surtout, ce numéro contient un texte magnifique signé Pierre Chopinaud, extrait d'un livre (?) en cours (?) intitulé La Langue familière étrangère, à la syntaxe dénouée, prodigieusement labile, aussi hypnotique que poignant, où sont convoqués tour à tour la mère, la langue et la langue mère, que viennent visiter les puissances terroristes du viol, où est détaillée l'inscription du corps dans la langue… Chopinaud parle une pensée fluide où l'abstrait entre en chair à peine articulé, une langue irriguée par une liturgie délicieusement barbare:
"Ma mère me fit la parole enfanter en français et envelopper dans cette langue son corps, comme le vêtement qui sa peau voilant me la faisait aimer. Faisant du Français le corps immatériel de notre amour, elle faisait sienne une race qui en elle est entrée comme en elle mon père l'avait semée. J'étais ce par quoi dans cette langue son corps s'exhaussait, comme issu de cette chair, cette chair j'y projetais; et comme dans cette langue je nommais son visage comme elle me l'enseignait, le verbe nous enveloppait ensemble dans la lumière qui, tombant de la fenêtre comme au ciel elle me donnait, était le halo par quoi l'esprit d'elle radiant sanctifie la chair."
On n'avait rien lu d'aussi puissant depuis un bail. On est emporté charrié comme chez Genet, secoué par une prose réinventée qui coule et contorsionne – soudain le mythologique s'en mêle, se dressent alors les fantômes des femmes musulmanes de Bosnie orientale, puis les esclaves Yésédis, et derrière elle la masse des décimeurs du sexe, et c'est comme un chant prolongeant – enfin – celui de Guyotat. Un éblouissement tenu et continu, une fièvre à la cadence inspirée qui nous hante autant que nous la hantons.
S'il y a bien une chose que je ferai en 2018, c'est de guetter Chopinaud. A lui seul, n'en doutez pas, il sauvera la mise. Editeurs de langues incarnées, si vous existez (et vous êtes quelques-uns), tendez l'oreille.

publié le 28 décembre 2017






écrit par Fabien Ribery:


Les premières fois de l’étrange
et merveilleuse Véronique Bergen

(...)  La première neuvième fois cette année que j’ai lu l’étrange et merveilleuse Véronique Bergen, c’était hier, dans le numéro 8 de la revue PLI, intitulé « Pour une littéralité incendiaire ». Elle y est en bonne compagnie (Julian Blaine, Luc Bénazet, des poètes anglophones), un texte important de Jean-Marie Gleize inspiré par Francis Ponge sur la notion du « documental » et du « livre d’images sans images » donnant la tonalité de l’ensemble. L’incipit est laissé à l’Ardente : « Je suis la sentinelle de Gaïa. Je ne suis au service de personne, je n’ai basé ma cause sur rien. Je promène ma colère à la surface du monde. Ma mission ? Raccourcir la vie des oligarques les plus nuisibles, tenir leur existence au creux de ma main ornée d’un flingue, compter les taches que le Soleil développe à gogo depuis des années, faire le bilan des déroutes. Trois coups de Stromboli à la chantilly et les ennemis de Gaïa retournent dans les limbes du silence éternel. Ma fibre élégiaque s’accommode mal du sang, des viscères explosés sous une lumière estivale. Esprit délicat, âme tourmentée dans une complexion robuste, je dois donner la mort comme on donne la vie, en m’alignant sur la beauté du résultat. » Pli, « projectile littéral » ? Guerre, poésie, fièvre, violence, tendresse, expérimentation formelle. Économie de moyens, ambitions illimitées.


publié le 15 décembre 2017 


PLI 8 (parution)

                                                                                   
                                                                                 
                                                                                    P 
                                                                                                 L

                                                                                                    I




numéro 8
décembre 2017
parution



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P L I  8
 
parution : décembre 2017

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avec :
 Eric Arlix, Luc Bénazet, Véronique Bergen, 
Julien Blaine, Sandrine Cuzzucoli, Pierre Chopinaud, 
Dante Fiasco, André Franzoni, Jean-Marie Gleize, 
Julien Ladegaillerie, L.L de Mars, Jean-Christophe Pagès, 
Serge Quadruppani, Esther Salmona, Stéphane Sangral, 
Mathieu Tremblin, Michel Vachey 

Cahier spécial Poésie Anglophone avec
Jacqueline Frost, Rob Halpern, 
Jackie Wang, Rosa Von Hensbergen, 
Nathalie Häusler, Jonty Tiplady, Ari Banias

 Traducteurs :
Mk, Marion Breton, Marty Hiatt,
Lise Thiollet, John DeWitt, Salomé Coubes
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ou 


en écrivant à :
boom(at)riseup.net
justin.delareux(at)gmail.com
 ( adresse postale sur demande )

  18e port inclus
 160 pages
format 16x24cm
couvertures et tranches monotypes,
30ex. hors commerce accompagnés d'une gravure


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Dans les semaines qui viennent
seront mis en ligne les synthèses écrites des numéros 4 et 3.
Le numéro 4 de Pli sera mis en ligne en intégralité, version numérique pdf.

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