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SOUTENIR LES EDITIONS PLI

 


Les éditions Pli sont portées par l'association du même nom, créée en 2013.  

Ces dix dernières années, nous avons publié de nombreux ouvrages, 14 numéros de la revue de création éponyme, 10 livres hors revue, publié les travaux de plus de 200 autrices et auteurs, artistes, poètes, chercheurs et anonymes. Une documentation de nos ouvrages et les dix premiers numéros de la revue est rendue accessible en ligne, gratuitement, sur un site dédié créé en 2020 : www.revuepli.fr

En septembre 2023, pour marquer 10 années d'édition, nous lancions les éditions Pli dans la cour des grands, avec la création d'une collection originale émanant de la revue, en distribution étendue chez les libraires indépendants de France, Suisse et Belgique, en partenariat avec Paon-diffusion et Serendip-livres pour la distribution.  

Depuis la création de la structure éditoriale Pli en 2013, nous n'avons jamais lancé d'appel à soutiens de ce type. Nous avons produit et édité des œuvres en tirages limités afin de nous aider à combler quelques frais matériels ponctuels.  

Nous lançons aujourd'hui un appel à soutien plus large pour que l'association qui porte nos éditions puissent continuer son travail passionné et prévoir sereinement les prochains ouvrages, dans des conditions de création descentes. 

Ces dons permettront donc, si nous atteignons notre objectif (5000e), la publication des trois prochains livres et nous l'espérons, l'éventuel achat, pour renouvèlement, de matériel informatique et consommables.

Nous préparons actuellement le numéro 15 de la revue Pli, numéro spécial, distribué par nos soins, qui devrait sortir au premier semestre 2024. Parallèlement, nous terminons de préparer un ouvrage collectif qui sortira en mai 2024 et sera disponible dans toutes les bonnes librairies. Les dons aideront également la production et la distribution de ces ouvrages.

Les dons de plus de 50 euros seront remerciés par un envoi de livre.s. Les dons de 150 euros : nous proposerons de vous remercier en vous offrant un multiple en édition limité. Les dons de 200 euros et plus seront remerciés par l'envoi d'une encre originale signée et de livres.

N'hésitez pas à nous contacter pour toute demande particulière.

Voici le lien vers notre campagne de dons :
https://www.helloasso.com/associations/association-pli/formulaires/1

 

 

NOUVEAUX ABONNEMENTS

 

 Abonnements Pli
2022 2023

 


PLI : CIBLES ET BÂTON

 

 

Quelques nouvelles : en septembre prochain paraîtront deux nouveaux livres aux éditions Pli, collection Hami. Textes et documents inédits de Jean-Marie Gleize et Julien Ladegaillerie. Un site internet dédié à la revue et aux éclats est en cours de création, il devrait être en ligne et fonctionnel avant la fin de l'année. D'autres chantiers éditoriaux seront annoncés dans les mois qui viennent. Pour tout cela nous lançons un petit appel à soutiens et surtout, un bulletin de souscription pour les deux livres à venir. Les documents sont en dessous. Un grand merci à tous ceux qui nous soutiennent depuis les premiers numéros de Pli, aux attentifs, aux passeurs.

 

 

 







Pli 8 (articles)



écrit par Claro :

PLI — et le miracle Chopinaud 

Non, ce titre n'est pas l'indication d'une formule d'origami, mais le titre et le numéro d'une revue, Pli. Son nom évoque tour à tour Michaux, Deleuze, Boulez, libre à chacun d'y reconnaître son pli. Eh bien sachez que ce numéro est assez impressionnant. Il débute par un texte de Véronique Bergen, qui laisse à Gaïa le soin de régler ses comptes, une déesse qui "vomit les justiciers qui veulent la mettre au ban de l'humanité". Il y a des textes de Luc Bénazet, en bilingue, avec une traduction de Deborah Lennie, qui nous laisse entrevoir ce que peut signifier traduire l'absence, le contracté, le manquant, belle leçon d'anti-univers. Jean-Christophe Pagès se livre au jeu du copié-collé à partir d'infos en ligne, exercice un peu facile qui donne toujours de chouettes résultats, puisque juxtaposer des énoncés ordinaires finit par produire de l'incongru. Jean-Marie Gleize, dans un long texte intitulé Légender?, se penche sur la "problématique du documental" et son travail sur l'image-texte. On trouvera également un cahier spécial "poésie anglophone", qui vous permettra de découvrir des textes entre autres de Rob Halpern, Jonty Tiplady, etc. Une nouvelle en cases dessine par L. L. de Mars (Torse)… 
Mais surtout, ce numéro contient un texte magnifique signé Pierre Chopinaud, extrait d'un livre (?) en cours (?) intitulé La Langue familière étrangère, à la syntaxe dénouée, prodigieusement labile, aussi hypnotique que poignant, où sont convoqués tour à tour la mère, la langue et la langue mère, que viennent visiter les puissances terroristes du viol, où est détaillée l'inscription du corps dans la langue… Chopinaud parle une pensée fluide où l'abstrait entre en chair à peine articulé, une langue irriguée par une liturgie délicieusement barbare:
"Ma mère me fit la parole enfanter en français et envelopper dans cette langue son corps, comme le vêtement qui sa peau voilant me la faisait aimer. Faisant du Français le corps immatériel de notre amour, elle faisait sienne une race qui en elle est entrée comme en elle mon père l'avait semée. J'étais ce par quoi dans cette langue son corps s'exhaussait, comme issu de cette chair, cette chair j'y projetais; et comme dans cette langue je nommais son visage comme elle me l'enseignait, le verbe nous enveloppait ensemble dans la lumière qui, tombant de la fenêtre comme au ciel elle me donnait, était le halo par quoi l'esprit d'elle radiant sanctifie la chair."
On n'avait rien lu d'aussi puissant depuis un bail. On est emporté charrié comme chez Genet, secoué par une prose réinventée qui coule et contorsionne – soudain le mythologique s'en mêle, se dressent alors les fantômes des femmes musulmanes de Bosnie orientale, puis les esclaves Yésédis, et derrière elle la masse des décimeurs du sexe, et c'est comme un chant prolongeant – enfin – celui de Guyotat. Un éblouissement tenu et continu, une fièvre à la cadence inspirée qui nous hante autant que nous la hantons.
S'il y a bien une chose que je ferai en 2018, c'est de guetter Chopinaud. A lui seul, n'en doutez pas, il sauvera la mise. Editeurs de langues incarnées, si vous existez (et vous êtes quelques-uns), tendez l'oreille.

publié le 28 décembre 2017






écrit par Fabien Ribery:


Les premières fois de l’étrange
et merveilleuse Véronique Bergen

(...)  La première neuvième fois cette année que j’ai lu l’étrange et merveilleuse Véronique Bergen, c’était hier, dans le numéro 8 de la revue PLI, intitulé « Pour une littéralité incendiaire ». Elle y est en bonne compagnie (Julian Blaine, Luc Bénazet, des poètes anglophones), un texte important de Jean-Marie Gleize inspiré par Francis Ponge sur la notion du « documental » et du « livre d’images sans images » donnant la tonalité de l’ensemble. L’incipit est laissé à l’Ardente : « Je suis la sentinelle de Gaïa. Je ne suis au service de personne, je n’ai basé ma cause sur rien. Je promène ma colère à la surface du monde. Ma mission ? Raccourcir la vie des oligarques les plus nuisibles, tenir leur existence au creux de ma main ornée d’un flingue, compter les taches que le Soleil développe à gogo depuis des années, faire le bilan des déroutes. Trois coups de Stromboli à la chantilly et les ennemis de Gaïa retournent dans les limbes du silence éternel. Ma fibre élégiaque s’accommode mal du sang, des viscères explosés sous une lumière estivale. Esprit délicat, âme tourmentée dans une complexion robuste, je dois donner la mort comme on donne la vie, en m’alignant sur la beauté du résultat. » Pli, « projectile littéral » ? Guerre, poésie, fièvre, violence, tendresse, expérimentation formelle. Économie de moyens, ambitions illimitées.


publié le 15 décembre 2017 


PLI / CCP-04-017


Chronique de la revue PLI
dans le dernier numéro du 
Cahier Critique de Poésie,
par Yves Boudier. 

" D’un format classique et d’une esthétique volontairement sobre, cette revue est le fruit du travail de l’association Pli (soutenue par la région Pays-de-la-Loire). Elle accueille une vingtaine de contributeurs, aux écritures diversifiées, ainsi que des photographies et travaux plastiques. Description fort classique certes, mais les surprises nous attendent dès l’ouverture du numéro et à la fois l’audace, la liberté du ton d’une réflexion poétique-politique sans souci d’unanimité ou de la moindre concession nous saisissent dans une forte et pertinente continuité avec la livraison précédente (février-mai 2016) qui, elle, ouvrait ce chantier attentif à ce « Quelque chose en train de naître (…) Le monde ou rien (…) dans une société “au bout du rouleau” » dans laquelle « Tout doit être jeté dans le bouleversement passionné de cet ordre finissant. Il [serait] grand temps de repartir à l’assaut du ciel ». Ainsi, sur ce terrain se joue la rencontre excitante d’une parole politique héritière sans fascination d’un situationnisme bien pensé et revisité avec la puissance polymorphe du geste et de l’acte artistique et poétique. Cette articulation qui fut, rappelons-le, la pierre de touche dans le passé de revues comme Change ou Action poétique, revient en force et interroge de nouveau les leurres contemporains qui tentent de nous convaincre que nous serions dans un au-delà de cette problématique essentielle qui lie Histoire et écritures. Et, à rebours de revues contemporaines qui ont choisi formellement de mettre en scène ces lignes de ruptures, ces clivages et ces bouleversements sociaux avec une maquette exubérante et des contenus de lecture se voulant un détournement des codes du capitalisme culturel sans toujours parvenir à s’en détacher, Pli fait le choix d’une forme sans excès et au fond respectueuse des questionnements du lecteur. Les effets éventuellement surprenants, voire violents, produits par les textes et les images elles-mêmes et plus encore par leurs rapprochements parfois inattendus, tant dans les contenus que dans les formes, sont d’autant plus forts que se déroulant dans un espace apparemment apaisé. Ainsi, depuis l’important cahier spécial de vingt-cinq pages consacré aux poèmes de Michele Zaffarano (Todenstrieb), depuis les photographies du Groupe Rembrunir, le travail iconique de Patrick Mosconi (Misère des Baby-boomers) du numéro précédent, nous poursuivons le parcours critique de ce « projectile littéral » avec, par exemple, Jean-Marie Gleize, Liliane Giraudon, Mohamed Ben Mustapha, Luc Bénazet, Julien Blaine, Virginie Lalucq, Esther Salmona, Claude Favre, Jérôme Bertin ou Vannina Maestri, tous dans le sillage de la dernière ligne de la page quatre : « Le Parti Imaginaire sera dès lors la forme d’apparition du prolétariat », que l’on se permettra de transformer en « poétariat ». Le détournement graphique de plusieurs célèbres Gueux (Jacques Callot, 1622) effectué par Erwan Keruzoré confirme ce qui fonde les parti-pris de cette revue fort intéressante, soucieuse assurément de décliner et d’interroger les plis passés et contemporains de notre histoire politico-poétique. "


P L I
création critique et critique de la création
littéralité incendiaire 
poétiques lacunaires

 

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Ce site est mis en ligne dans l'attente d'une autre mouture.
Vous y trouverez quelques photographies et les revues au format pdf.

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